Fionareverdy

23/03/2009

L’écorché – the flayed one – woodland écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 5:20

.

 

.

 

L’écorché  the flayed one

 

ivy on hawthorne

red rubbings of animals

the suffering of the trees

 

 

I saw the configuration of a person, born simply from a thin tree twined with ivy, surrounded by immaculate stinging nettles and accompanied by the wind moving wispy tufts of sheep’s wool caught on the small spikes of Hawthorne where the sheep had rubbed until the bark revealed red.

 

Just after the coppice where the laughing dragon overlooks the water flowing down the gully below, if you follow the track leading on to the right and go through the iron gate, walking slowly down to the brook with its ford, and the simple wooden footbridge almost hidden in the dappled shadows, then let your steps falter to give you time to wander your gaze into the trees on your right.

 

There, almost at the edge of the wood, is a little Hawthorne tree, host to a climbing Ivy and clamoured at its foot by the rising of green stinging nettles. The parasite Ivy convolutes whilst reaching upwards in slow growth, coiling and locking into the surface of the trunk beneath, in tight constriction. It bears the red rubbings of the sheep and holds a figure in its form.

 

When I returned more than a year later, it was winter and the track had been cleared, some of the trees had been felled. I looked for the Hawthorne tree and I was sure it had been cut down too because I couldn’t see it, nor anything resembling the picture of it in my mind’s eye. After a blind moment, certain of its absence, I nevertheless stared hard and frowning at the unrecognised trees, until there it was, so much more insignificant and tiny than what I remembered, and all the nettles gone.

.

.

.

 

L’écorché

lierre sur aubépine

frottements rouge sang des animaux

la souffrance des arbres

J’ai vu la configuration d’une personne, née simplement d’un maigre arbre entrelacé par un lierre, entouré par des orties piquantes, immaculées et accompagné par le vent qui déplaçait des mèches éparses de laine de mouton retenues par les petites pointes de l’aubépine, là où les moutons avaient frotté l’écorce jusqu’à ce que le rouge apparaisse.

Juste après le taillis où le dragon riant surplombe l’eau qui coule en contrebas dans le ravin, si vous suivez la piste qui mène vers la droite et vous entrez par la barrière en fer, marchant lentement vers le gué du ruisseau plus bas, avec son simple pont piéton en bois presque caché dans les ombres tachetés de lumière, alors laissez hésiter vos pas et donnez-vous le temps de promener votre regard dans le sous-bois d’arbres sur votre droite.

Là, presque sur la lisière du bois, se tient un petit arbre d’aubépine, hôte pour un lierre grimpant et veillé à son pied par une levée d’orties vertes piquantes. Le lierre parasite s’enroule, se tend vers le haut dans une lente poussée, épousant et contournant le relief du tronc sous lui, le resserrant. Il porte les frottements rouges des moutons et tient un personnage dans sa forme.

Quand j’y suis retournée après plus d’un an, c’était l’hiver et la piste avait été nettoyée, certains des arbres avaient été coupés. J’ai cherché l’aubépin, convaincue qu’il avait été abattu aussi puisque je ne le voyais pas, ni quoique ce soit ressemblant à son image dans mon esprit. Après un moment aveugle, certaine de son absence, j’ai néanmoins regardé avec insistance fronçant les sourcils vers les arbres non reconnus, jusqu’à ce que, le voilà, tellement plus petit et insignifiant que ce dont je me souvenais, et toutes les orties disparues.

 

.

 

.

« Newer Posts

Powered by WordPress