Fionareverdy

26/02/2011

Unseal the Five – Décacheter le Cinq

Filed under: Histoires la nuit — admin @ 9:01

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Unseal the five – Décacheter le cinq – écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 7:33

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Night time stories

Unseal the five

The rusted iron ladder had been left in the stream,
for safety. Beyond, all was overgrown with bush and briar
and there deep within, were herons.

Those herons, what was the feeling? why herons?
the place unsuited to discerning the airborne creatures
crouched in earthy undergrowth, for a long time,
in secret.

It was our land, recently so, but the herons
in their obscurity . . .

Then, something changed, they moved towards us,
they came out of the bushes.
The herons had become men.
They were offering us what they had kept
for a long time.

Unseal the five.

 

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Histoires la nuit

Décacheter le cinq

 

L’échelle en fer rouillée était couchée dans le ruisseau,
par sécurité. Au-delà, c’était envahi par des buissons
et des ronces et puis là, dedans, il y avait des hérons.

Quelle sensation ces hérons ? pourquoi des hérons ?
dans un lieu non propice, quel effet de les savoir, eux, si aériens,
blottis dans ces buissons terreux, depuis longtemps,
en secret.

C’était notre lieu, depuis peu, mais les hérons
dans leur pénombre . . .

Puis, il y eut un changement, ils venaient vers nous,
ils sortaient des buissons.
Les hérons étaient devenus des hommes.
Ils nous offraient ce qu’ils avaient gardé
depuis longtemps.

Décacheter le cinq.

 

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30/01/2011

Rue des Jardins – écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 7:43

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Rue des Jardins

J’ai entendu dire une fois dans un rêve
« Je n’y habite plus, mais j’ai quelque chose à montrer ».

Rue des Jardins, j’avais pour habitude de dessiner les feuilles des
arbres aux alentours, assise avec mes genoux appuyés et froids contre
la fenêtre du deuxième étage, observant les feuilles, regardant mon
dessin prendre forme. Parmi les feuilles, il y avait une maison, avec un
rosier rouge foncé grimpant très haut. Souvent, j’entendais une porte
et voyais une femme venir et marcher tranquillement dans son jardin,
autour des arbres, inconsciente de tout regard, et puis partir sur sa
bicyclette. Plus tard, je la voyais revenir, un détail en dessous des
feuilles et au-delà du papier et du crayon sur mes genoux.
Elle n’a jamais su que j’étais là, dessinant les arbres, la voyant
souvent, et peu importe, puisque depuis lors les feuilles sont tombées
au sol bien trente fois déjà. Et elle . . ?

En ce temps-là, j’écrivais seulement mes rêves.
Rue des Jardins, je n’y habite plus.

 

 

 

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Rue des Jardins

I once heard said in a dream
« I no longer live there, but I have something to show ».

Rue des Jardins, I used to draw the leaves of the
surrounding trees, sitting with my knees pressed cold to
the window on the second-floor, watching the leaves,
seeing my drawing take form. Amongst the leaves, there
was a house, with a dark red rose climbing high. Often, I
heard the door and saw a woman come and walk quietly
around her garden, around the trees, oblivious of any
onlooker, and then leave on her bicycle. Later I would see
her return, incidental below the leaves and beyond the
paper and pencil on my knee.
She never knew I was there, drawing the trees, seeing her
often, and no matter, since then the leaves have fallen to
the ground full thirty times. And she . . ?

Back in those days, I wrote only my dreams.
Rue des Jardins, I no longer live there.

 

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Rue des Jardins

Filed under: Life — admin @ 7:05

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Rue des Jardins


je n’y habite plus, mais j’ai quelque chose à montrer.

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16/11/2010

Corcambon

Filed under: Life — admin @ 11:21

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Corcambon, un étang.

On ira à Corcambon demain.
Oui, c’est bien.
Où est-ce qu’on va ?
à Corcambon.

Je ne veux plus y aller.
Si, si, on y va.

C’est bien, on y va.

[Il avait dit : « C’est merveilleux. Je peux être
près de toi, côte à côte à regarder l’étang, et
pouvoir me sentir seul. » ]

Les chaises pliantes ont été retrouvées dans le grenier,
maintenant sur le terre-plein, installés
côte à côte
devant l’étang, ils sont assis.

Le chant du coucou emplit l’étang.
Le vent se lève, et ils s’en iront.

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Corcambon, a lake.

 

We’ll go to Corcambon tomorrow.
Yes, that’s fine.
Where are we going?
to Corcambon.

I don’t want to go any more.
Yes, I tell you, we’re going.

That’s fine then, we’re going.

[He had said: « It’s wonderful. I can be
near you, side by side, gazing at the lake, and
feel quite alone. »]

The folding chairs had been found in the attic,
now set out on the cleared ground,
side by side
in front of the lake, they are sitting.

The cuckoo song fills the lake.
The wind is rising, they will leave.

 

 

 

 

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Corcambon – écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 7:57

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Corcambon, un étang.

On ira à Corcambon demain.
Oui, c’est bien.
Où est-ce qu’on va ?
à Corcambon.

Je ne veux plus y aller.
Si, si, on y va.

C’est bien, on y va.

[Il avait dit : « C’est merveilleux. Je peux être
près de toi, côte à côte à regarder l’étang, et
pouvoir me sentir seul. » ]

Les chaises pliantes ont été retrouvées dans le grenier,
maintenant sur le terre-plein, installés
côte à côte
devant l’étang, ils sont assis.

Le chant du coucou emplit l’étang.
Le vent se lève, et ils s’en iront.

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Corcambon, a lake.

 

We’ll go to Corcambon tomorrow.
Yes, that’s fine.
Where are we going?
to Corcambon.

I don’t want to go any more.
Yes, I tell you, we’re going.

That’s fine then, we’re going.

[He had said: « It’s wonderful. I can be
near you, side by side, gazing at the lake, and
feel quite alone. »]

The folding chairs had been found in the attic,
now set out on the cleared ground,
side by side
in front of the lake, they are sitting.

The cuckoo song fills the lake.
The wind is rising, they will leave.

 

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27/09/2010

This old lady – écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 8:00

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This old lady, leaning back her head and
closing her eyes as I pluck out the stubble
hairs on her chin,
stretching out a hand, watching me as I hold
each finger in turn and cut and clean her nails.

This old lady almost smiling
as my almost monologue invites her away into memory,
beckoning her old memories to sit with us.

This old lady,
looking quietly unseeing towards some far horizon
as I bend behind over her purple ochre flesh
and clean away the earth ochre excrement.

This old lady, as I bend low over her each foot and
hold each toe to cut those old nails,
this closeness and the feeling they could be mine.

This old lady, now saying how good, how good,
this warm water on her cold, cold feet as I bathe them.

This old lady, accepting, watching,
but, this old lady, she has no need of any of this.

 

 

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Cette vieille dame, appuyant sa tête vers l’arrière en
fermant les yeux alors que j’épile les poils de son menton,
tendant sa main, me regardant alors que je tiens chaque
doigt tour à tour et coupe et nettoie ses ongles.

Cette vieille dame souriant presque,
alors que mon presque monologue l’invite loin dans sa
mémoire, faisant signe à ses vieux souvenirs de venir
s’asseoir avec nous.

Cette vieille dame, regardant tranquillement sans voir
vers un certain horizon lointain
alors que, derrière, je me penche sur sa chair violet ocre
et nettoie l’excrément ocre terre.

Cette vieille dame, alors que je me courbe bas sur chaque
pied et tient chacun de ses doigts pour couper ces vieux
ongles, cette proximité et le sentiment qu’ils pourraient
être les miens.

Cette vieille dame, disant maintenant combien c’est bon,
c’est bon cette eau chaude sur ses pieds froids, si froids,
alors que je les baigne.

Cette vieille dame, acceptant, regardant,
mais, cette vieille dame, elle, n’a nul besoin de tout ceci.

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this old lady – cette vieille dame

Filed under: Life — admin @ 10:33

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This old lady, leaning back her head and
closing her eyes as I pluck out the stubble
hairs on her chin,
stretching out a hand, watching me as I hold
each finger in turn and cut and clean her nails.

This old lady almost smiling
as my almost monologue invites her away into memory,
beckoning her old memories to sit with us.

This old lady,
looking quietly unseeing towards some far horizon
as I bend behind over her purple ochre flesh
and clean away the earth ochre excrement.

This old lady, as I bend low over her each foot and
hold each toe to cut those old nails,
this closeness and the feeling they could be mine.

This old lady, now saying how good, how good,
this warm water on her cold, cold feet as I bathe them.

This old lady, accepting, watching,
but, this old lady, she has no need of any of this.

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this-old-lady mine de plomb 9x9cm

Cette vieille dame, appuyant sa tête vers l’arrière en
fermant les yeux alors que j’épile les poils de son menton,
tendant sa main, me regardant alors que je tiens chaque
doigt tour à tour et coupe et nettoie ses ongles.

Cette vieille dame souriant presque,
alors que mon presque monologue l’invite loin dans sa
mémoire, faisant signe à ses vieux souvenirs de venir
s’asseoir avec nous.

Cette vieille dame, regardant tranquillement sans voir
vers un certain horizon lointain
alors que, derrière, je me penche sur sa chair violet ocre
et nettoie l’excrément ocre terre.

Cette vieille dame, alors que je me courbe bas sur chaque
pied et tient chacun de ses doigts pour couper ces vieux
ongles, cette proximité et le sentiment qu’ils pourraient
être les miens.

Cette vieille dame, disant maintenant combien c’est bon,
c’est bon cette eau chaude sur ses pieds froids, si froids,
alors que je les baigne.

Cette vieille dame, acceptant, regardant,
mais, cette vieille dame, elle, n’a nul besoin de tout ceci.

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20/05/2010

les veilleurs – écrit

Filed under: Writing - écrits — admin @ 8:03

 

 

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Les Veilleurs

Je les ai vus depuis le chemin côtier qui monte au-dessus de Pors Péron vers le nord, ce chemin qui n’est pas commode pour regarder le paysage puisqu’il faut constamment regarder où l’on met le pied, pour ne pas trébucher, voire pire.
Mais je les ai quand même vus, malgré le vent dans mes oreilles, la senteur sucrée du chèvrefeuille, la peau salée sous la langue, les fourmis à mes pieds, depuis le chemin côtier.

Tous trois étaient couchés, dans le lit de la mer, baignés par elle, ils avaient la tête à l’ouest, le ventre vers le ciel, les pieds vers la côte. Leur respire était la marée et leur temps était lent.

Des amas de rochers anonymes prennent forme pour celui qui les voit.
Je voulais les appeler par un nom. Ils m’apparaissaient sommeiller, veiller, et je les ai appelés les Veilleurs du nord de Pors Péron.

Debout dans l’air vif du sentier côtier, je les regardais, je les sentais dans leur sommeil de roche, leur immobilité caressée par la mer, leur sortie de la terre, et leur seul choix de veiller le moment présent, pour qui veut voir.

 

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The Watchers

I saw them from the coastal path leading northwards above the cove of Pors Péron.
The path narrows down visual walking, as every time your eyes look up to take in the surrounding views you risk tripping or stumbling or worse.

But I saw them nevertheless, despite the wind in my ears, the sweet honeysuckle scents, the salt on licked skin, the ants underfoot; looking out from the coastal path.

All three were lying on the sea-bed, bathed by sea water, their heads pointing westwards, their bellies to the sky, their feet towards the coast. The tide was their breathing and their time was slow.

I wanted to call them by a name, anonymous rock clusters take form for those who see.
They seemed to be half-sleeping, watching, and I called them The Northern Watchers of Pors Péron.

I stood in the sharp air of the coastal path and watched, seeing them in their sleep of rocks, their stillness caressed by the sea, their emergence from the rock-bed, and their only choice, to watch over the present moment, for those who wish to see.

 

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les veilleurs

Filed under: Les veilleurs — admin @ 2:14

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Les Veilleurs

Je les ai vus depuis le chemin côtier qui monte au-dessus de Pors Péron vers le nord, ce chemin qui n’est pas commode pour regarder le paysage puisqu’il faut constamment regarder où l’on met le pied, pour ne pas trébucher, voire pire.
Mais je les ai quand même vus, malgré le vent dans mes oreilles, la senteur sucrée du chèvrefeuille, la peau salée sous la langue, les fourmis à mes pieds, depuis le chemin côtier.

Tous trois étaient couchés, dans le lit de la mer, baignés par elle, ils avaient la tête à l’ouest, le ventre vers le ciel, les pieds vers la côte. Leur respire était la marée et leur temps était lent.

Des amas de rochers anonymes prennent forme pour celui qui les voit.
Je voulais les appeler par un nom. Ils m’apparaissaient sommeiller, veiller, et je les ai appelés les Veilleurs du nord de Pors Péron.

Debout dans l’air vif du sentier côtier, je les regardais, je les sentais dans leur sommeil de roche, leur immobilité caressée par la mer, leur sortie de la terre, et leur seul choix de veiller le moment présent, pour qui veut voir.

 

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The Watchers

I saw them from the coastal path leading northwards above the cove of Pors Péron.
The path narrows down visual walking, as every time your eyes look up to take in the surrounding views you risk tripping or stumbling or worse.

But I saw them nevertheless, despite the wind in my ears, the sweet honeysuckle scents, the salt on licked skin, the ants underfoot; looking out from the coastal path.

All three were lying on the sea-bed, bathed by sea water, their heads pointing westwards, their bellies to the sky, their feet towards the coast. The tide was their breathing and their time was slow.

I wanted to call them by a name, anonymous rock clusters take form for those who see.
They seemed to be half-sleeping, watching, and I called them The Northern Watchers of Pors Péron.

I stood in the sharp air of the coastal path and watched, seeing them in their sleep of rocks, their stillness caressed by the sea, their emergence from the rock-bed, and their only choice, to watch over the present moment, for those who wish to see.


 

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Les Veilleurs de Pors Péron

 

 


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.Les Veilleurs de Pors Péron

 

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Les Veilleurs de Pors Péron

 

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